Tomatis, retour vers le futur ?
La science ignore Tomatis, cependant elle le redécouvre régulièrement depuis cinquante ans, c’était Paula Tallal avec la dyslexie en 1996, Giacomo Rizzolatti et Corrado Sinigaglia, avec les neurones-miroirs et aujourd’hui en 2013, Eino Partanen avec la pré-acquisition du langage avant la naissance.
Pour les non-initiés, en quoi cette «découverte» de la science est-elle pertinente ? Simplement parce que malgré les nombreux ouvrages que le docteur Tomatis à laissés dans ce domaine, il est toujours ignoré. C’est précisément sur cette intuition qu’il a eut dans les années 50/60, la pré-acquisition du langage dans le milieu intra-utérin, qu’il a fondé toute sa démarche et les autres découvertes qui ont suivies. 
C’est donc d’une réhabilitation de ses travaux qu’il est question ici, et peut-être un nouveau départ sur ce terrain encore presque vierge.
 

On notera malicieusement au passage, un petit encart publié en 2009 dans une revue scientifique bien connue, titrée « l’apprentissage de la langue commence avant la naissance ».     Voir ci-contre.
L'acquisition du langage précède la naissance
Source : S&V NOVEMBRE 2013, Page 24 de V.E.

Les bébés qui ont été « entraînés » à écouter des mots in utero les distinguent plus finement à la naissance. 
C'est dans le ventre de leur mère que les futurs bébés commencent à distinguer les mots. On savait déjà que les nouveau-nés ne réagissaient pas de la même manière à des sons entendus avant la naissance ou à des sons nouveaux. Mais pour la première fois, des chercheurs montrent que ce comportement a une base neurologique, et que les bébés reconnaissent réellement des mots entendus pendant la grossesse. Eino Partanen (université d'Helsinki) a recruté une trentaine de futures mamans finlandaises. La moitié d'entre elles devait écouter tous les jours, de la vingt-neuvième semaine de grossesse (lorsque le système auditif est en place) à la naissance, un CD dont les pistes étaient composées de répétitions d'un mot inventé, "tatata", et de quelques variantes (syllabe centrale plus longue, plus aiguë ... ). 
Plus tard, les bébés âgés de quelques jours ont écouté des séries de "tatata", parfois entrecoupées de variantes présentes ou non dans le CD, tandis que leur activité cérébrale était enregistrée par électroencéphalogramme. Résultat: seuls les nouveau nés "entraînés" ont différencié les variantes, y compris celles qu'ils n'avaient jamais entendues. Les sessions in utero leur avaient donc appris à distinguer finement les sons. 
Une étude de l’Université d’Helsinki démontre l’existence de l’apprentissage pré-natal
Sources : slate , wrcbtv, medicalxpress.com.  Le 8 septembre 2013 à 10:00,
http://mcetv.fr/mon-mag-campus/0809-une-etude-de-luniversite-dhelsinki-demontre-lexistence-de-lapprentissage-pre-natal
Et si vous aviez commencé à apprendre vos premiers mots avant même de sortir du ventre de votre mère ? Ce n’est pas du tout de la science-fiction ainsi que des travaux de recherche d’une équipe de l’Université d’Helsinki viennent de le prouver
Le sujet passionne les scientifiques depuis quelques décennies: le fœtus est-il en mesure d’apprendre des choses encore in utero ?
Satisfaisant aux fantasmes de pré-sélection à la Bienvenue à Gattaca, une équipe d’étudiants-chercheurs finlandais a su montrer que c’était bien un fait.
Quand le fœtus retient des mots
Comme nous le rappelle slate, on avait déjà pu apporter la preuve que le fœtus était capable d’enregistrer des chansons, des bribes de mots ou encore reconnaître des tessitures de voix.
Publiée dans la revue spécialisée Proceedings of the National Academy of Sciences, l’étude placée sous la direction de l’universitaire Eino Partanen s’est basée sur un panel de 17 femmes enceintes. La méthode était plutôt simple: passer à chacune d’entre elles une brève séquence sonore contenant un mot inventé, “Tatata”, le tout 6 voire 7 fois par semaine et ce au long de leur 3ème trimestre de grossesse.
Si parfois la séquence est jouée en version légèrement modifiée, une telle régularité expose les petits cobayes à pas moins de 25 000 écoutes de la séquence en question.
Des pistes pourraient s’ouvrir du côté de l’apprentissage du langage
Hé bien lorsqu’on a repassé la bande aux bébés une fois nés ayant pris part à l’expérience, une activité neuronale a été détectée ! Le plus fou est qu’en-dehors de ce signal de reconnaissance, les nourrissons se montraient en mesure d’en traduire les variations quand elles étaient introduites par les chercheurs, mobilisant alors davantage les fonctions d’apprentissage.
Les applications pratiques semblent immenses, et le responsable de l’étude pourrait presque déjà parler d’une petite révolution pour les sciences cognitives si de telles expériences étaient amenées à être conduites dans le domaine de l’appréhension du langage, ainsi que pourrait se dessiner la perspective de résoudre des problèmes de dyslexie.http://mcetv.fr/mon-mag-campus/0809-une-etude-de-luniversite-dhelsinki-demontre-lexistence-de-lapprentissage-pre-natalhttp://mcetv.fr/mon-mag-campus/0809-une-etude-de-luniversite-dhelsinki-demontre-lexistence-de-lapprentissage-pre-natalhttp://mcetv.fr/mon-mag-campus/0809-une-etude-de-luniversite-dhelsinki-demontre-lexistence-de-lapprentissage-pre-natalshapeimage_3_link_0shapeimage_3_link_1shapeimage_3_link_2

Diverses revues scientifiques ont publiées l’étude du docteur Partanen de façon plus complètes (en anglais), elles sont ajoutées à la version téléchargeable.

Le document complet est téléchargeable en PDF (1,6Mo) ici : L_acquisition_du_langage_precede_la_naissance.pdf que vous pouvez librement transmettre à  vos amis et collègues.


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rédaction et réalisation jean-noël thimonier    dernière MàJ 19/11/2013